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- Météores -
Perchées,
Au sommet de hauts rochers,
Des bâtisses aux cours ombragées,
Des cellules coupées du monde,
A l’abri de la foule qui grondent.
Perchés,
Des livres anciens alignés,
Délivrant des savoirs premiers
Dès l'aube des temps,
A l’écart d’humains ignorants.
Perchées,
Des vues inédites et tues,
Sur des beautés inattendues,
Aux lignes pures et évidentes,
A l’abri de la science pédante.
Perchés,
Des hommes soucieux, penchés,
Cherchant la simple bonté,
Le vivant et le bel amour,
A l'écart des océans de discours.
Perchées,
La paix salvatrice,
La patience créatrice,
La sagesse par nature,
A l’abri de la pluie qu’hachurent
Les météores.
Mathieu Finet
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